Semaine Will Eisner – La BD lieu de mémoire

À l’occasion de la Semaine Will Eisner, la Bibliothèque de l’Alliance israélite universelle vous invite à une rencontre exceptionnelle autour du roman graphique et de sa puissance narrative.
De Maus à Persepolis, la bande dessinée s’est imposée comme un véritable lieu de mémoire, capable de raconter l’Histoire, de transmettre des héritages et de faire entendre des voix singulières.
Le temps d’une soirée, des auteurs majeurs du 9e Art se réunissent pour explorer cette question passionnante : comment la bande dessinée raconte-t-elle la mémoire ?
Une rencontre rare, à ne pas manquer. Retrouvez l'article complet ActuaBD sur la semaine Will Eisner

Une soirée exceptionnelle autour de Will Eisner et des auteurs contemporains, le 16 avril 2026 avec la présence de :

Emmanuel Guibert : Dessinateur et scénariste, Grand Prix de la ville d’Angoulême, membre de l’Académie des beaux-arts
Jérémie Drès : Dessinateur et scénariste
Didier Pasamonik : Directeur du site ActuaBD.com
Benjamin Herzberg : Ancien assistant de Will Eisner
Une soirée animée par Jean-Claude Kuperminc : Ancien directeur de la Bibliothèque de l’AIU
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Entre Will Eisner, la bande dessinée et la Bibliothèque de l’Alliance, c’est une longue histoire d’amour.
Le 22 janvier 2002, l’Alliance recevait Will Eisner pour une grande soirée de présentation de son œuvre, qui inaugurait le cycle “BD et judaïsme, une nouvelle alliance”.
Aujourd’hui, l’auteur américain, pionnier du roman graphique, est à nouveau à l’honneur dans le cadre de la Semaine Will Eisner.

Autour d’une grande exposition à La Contemporaine consacrée au thème “Les guerres d’Eisner”, trois soirées mettront en valeur le travail graphique et l’approche historique du géant créateur du Spirit. Celle qui se déroulera à l’Alliance proposera comme thème “Bande dessinée, lieu de mémoire”, référence au livre de Pierre Nora.

Quand la bibliothèque commençait à s’intéresser à la BD il y a plus de vingt ans, la perspective était d’inscrire cet art graphique dans le champ des contenus culturels valorisés. Aujourd’hui ce combat est plus que gagné. Les BD, sous toutes leurs formes, albums, littérature jeunesse, romans graphiques, sont un des points forts de la librairie en France. Et le contenu juif de ces livres n’a pas cessé d’évoluer lui aussi. Les grandes expositions au Mahj (De Superman au chat du rabbinLes mondes de GotlibRené Goscinnny au-delà du rire), au Memorial de la Shoah (Shoah et Bande dessinée, Spirou dans la tourmente de la Shoah) ont popularisé le thème. On ne parvient plus à suivre les parutions de romans graphiques qui intègrent des personnages (biographies dessinées de Robert Badinter, Simone Veil, Ginette Kolinka, ...) ou des thèmes juifs (du Golem au Dibbouk). La bibliothèque de l’AIU a poursuivi l’acquisition de bandes dessinées à thème juif, réunissant plus de 260 titres.

La soirée du 16 avril permettra à Benjamin Herzberg, collaborateur de Will Eisner jusqu’à ses derniers jours, de nous présenter l’œuvre multiforme de ce génie, en insistant sur son rapport à l’histoire et à la mémoire, tant personnelle que collective, qui a inspiré les derniers livres d’Eisner. De son enfance dans le Bronx à ses souvenirs militaires, Eisner a déroulé le fil de sa vie dans ses romans graphiques. Pour l’ultime période de son travail, Will Eisner a joué un rôle didactique, s’attaquant directement au thème de la conspiration antisémite avec Le Complot (Grasset), une illustration pédagogique des funestes Protocoles des Sages de Sion.

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C’est une grande chance de pouvoir entendre Emmanuel Guibert, membre de l’Académie des beaux-arts, Grand-Prix du Festival d’Angoulême, immense auteur reconnu dans une grande variété de styles. Que ce soit dans une littérature jeunesse décalée, comme le très populaire Ariol (avec Marc Boutavant, Bayard) ou les Sardines de l’espace (avec Joann Sfar, Bayard Presse, et Mathieu Sapin, Dargaud), ou dans des BD plus adultes, comme La guerre d’Alan (L’Association), les Olives noires (Dupuis, avec Joann Sfar), et bien d’autres, Emmanuel Guibert sait comment passionner ses lecteurs.

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Jérémie Drès quant à lui nous offre des romans graphiques sous forme d’enquêtes. Il puise souvent son inspiration dans son expérience personnelle et familiale. Le côté égyptien de sa famille a fait l’objet de son livre Si je t’oublie Alexandrie (Steinkis). Jérémie avait commencé en traitant son rapport avec sa famille originaire de Pologne. Dans Nous n’irons pas voir Auschwitz (Cambourakis), il se défendait de trop lier sa visite de la terre de ses ancêtres aux réalités de la Shoah. Quinze ans plus tard, son récent opus Les fantômes de la rue Freta (Bayard Graphique) s’inscrit au contraire dans une plongée à la recherche des membres de sa famille évanouis dans les horreurs de la Shoah.

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Aux manettes de cette soirée, vous retrouverez Didier Pasamonik, éditeur et fondateur du site de référence ActuaBD, Benjamin Herzberg, et Jean-Claude Kuperminc, longtemps directeur de la bibliothèque de l’AIU.

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